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That’s the big question. How do you make a movie when you’re broke?
The simple answer? Just don't do it—it'll save you a lot of trouble. But if you're here, it's because you want to make movies, with or without money. (Especially without.)
So, what do we do?
Even before you start, you have to plan your film based on your budget, your ability to scrape together a little nest egg, and your ability to bring together a team that will stick with you throughout this somewhat crazy journey.
Similarly, we think about the decorations we can find that will stay within our budget—in our case, nonexistent —and the same goes for costumes, props, and anything else that might require spending cash. Since we don’t have any money, let’s not create situations where it would be necessary; let’s keep it simple.
Yeah, sure, but what are we supposed to do without any money?
Not much.
Patrick definitely has a few issues, just like us.
Let’s be honest: in this industry, you can’t do anything without money. To film, you need a camera, and even if you settle for the one built into your phone, someone had to pay for that phone. It’s the same with sound, which is essential. It’s the highest expense. You can always work something out with a friend of a friend who’s in a band and makes music, but you require a mic—otherwise, it’s a lost cause.
You can always shoot a short clip without sound—typically a silent film. If you have a state-of-the-art phone, a DSLR, a mirrorless camera, or any other recent model, you can always try to make do with the built-in microphones—which I don’t recommend, but we’re on a tight budget for the purposes of this article.
Now you need a team. You could always ask two or three friends to come help out in exchange for, say, a hot meal. But who pays for the hot meal?
In the end, we still had to find a way to put the money somewhere.
You can shoot a few scenes on a shoestring budget—skits or very short films—to get some practice; it’s perfectly possible. But unless you have a thousand friends on hand who’ll repost your videos on YouTube, Instagram, TikTok, Twitter, and Facebook, your videos will get ten views, and it won’t be worth the effort.
Faire connaître son film, promouvoir son film, distribuer son film, ça requiert une fois de plus un investissement. Il faut pouvoir imprimer des affiches et les placarder le plus possible, il faut promouvoir sa bande-annonce avec des liens sponsorisés, ou accepter de rester dans les oubliettes de YouTube, classé quelque part entre les vidéos de chats et celles de Minecraft.
That's part of the game.
Bob is deep in thought, just like you are right now.
So, how do we manage with just a little money?
Because that’s the real question. It’s not enough to to just grab something that can film to make a movie.
In fact, you’ll need a small initial investment to get started and build your film around that. You’ll need to find early supporters and contributors who are willing to provide you with some equipment or a little money—even if it’s just for food during filming (such an essential expense) and to fund the promotion of your project.
Because to make a good movie, you don’t need millions of euros (or whatever your currency is)—just a good story that fits within the initial budget. Few locations, but plenty of outdoor scenes. Be sure to obtain the necessary filming permits for outdoor shooting.
Few actors, otherwise… well, you'll need a miracle.
The simple recipe is:
A good story, in few places, with four actorsmaximum, on a very tight schedule.
Use the money you have left to fund festival entries or promote your film.
Another tip? Write some bombastic articles and promote your film in them, kind of like we’re doing here. You can check out our very short film VALENTIN Produced with a budgetfor equipment and editing software
This article is the first in a long series focused on the A-to-Z production of a film, web series, or audiovisual project.
Valentin, our very short film about sexual violence.
Valentin, a very low-budget short film directed by Paul AGAT and Lorys BELIA.
Et c’est reparti pour un tour de difficulté. Aujourd’hui, dans cet article, on passe en revue le montage image (le montage son est dans un article séparé afin d’éviter d’être beaucoup trop long). Au programme donc : dérushage, ours et ROUGH, premières versions (oui, oui !) jusqu’à la version finale.
Qu’est-ce donc que cette chose ? L’appellation est limpide, dans l’absolu. Ça consiste simplement à assembler les images ensemble afin de donner une structure, une narration.
Voilà, c’est tout. C’est la fin de notre article du jour.
Le monteur / La monteuse ?
Son rôle, sauf si vous êtes un(e) réalisateur(trice) solo chaperonnant le film de A à Z — auquel cas votre rôle —, est au préalable de lire votre scénario et de s’imprégner de l’histoire que vous racontez de l’histoire que vous souhaitez raconter.
Comme je l’expliquais dans un précédent article, le (la) monteur(euse) est un esprit créatif. Il ou elle va créer, composer, raconter votre histoire avec sa touche personnelle, avec sa personnalité. Quand tout se passe merveilleusement bien, le(la) monteur(euse) est complémentaire du réalisateur(trice). Ils et elles travaillent conjointement à la création de la meilleure histoire possible.
C’en est presque poétique.
Choisir son/sa monteur(euse) est donc tout aussi important que de choisir ses acteur(trices) et technicien(ne)s.
Mais ça, c’est quand vous collaborez avec un(e) monteur(euse).
Le monteur-réalisateur. La monteuse-réalisatrice.
Malheureusement, ou fort heureusement, vous êtes chargé(e) du montage de votre film. Excellente nouvelle (ou non), vous allez en faire ce que vous voulez.
C’est le moment cruel où vous vous apercevez que le fameux « On règle ça en post-prod » est inapplicable dans notre monde.
“On règle ça en post-prod”
C’est le moment où vous déposez la casquette de réalisateur(trice) pour l’échanger avec celle du (de la) monteur(euse). Celle où l’on compose avec les rushes. Celle où l’on raconte une histoire, parfois, différente de celle qu’on s’était imaginée. C’est aussi celle où on donne véritablement vie à l’histoire.
Entrons dès maintenant dans le vif du sujet.
Les différentes étapes du montage image.
Eh oui, comme à peu près tout, dans ce secteur, une nouvelle charge de travail et pas des moindres. Enfin, pour un petit court-métrage, c’est presque rien. Mais dès que l’on passe au calibre plus long… bref.
Étape 1 : importation et sauvegarde.
La première chose à faire est d’importer ses rushes.
Petit point technique : apparemment, on préfère utiliser le mot rushes. L’équivalent français existe cependant. On parle d’épreuves de tournage. Les rushes correspondent donc à l’ensemble des fichiers (maintenant qu’on est au numérique) originaux : images and sons.
Une fois l’importation effectuée. On sauvegarde ses fichiers sur un support externe. Pourquoi ? Sur certains — mauvais — systèmes d’exploitation, la gestion de gros volumes de fichiers vidéo entraîne ce que l’on appelle communément les bugs… aussi appelés Écran Bleu, mais on ne cherche à viser personne en particulier…
Yup…
Parfois, cela ne se produit que lors du rendu–exportation. Alors prenons l’habitude de sauvegarder.
Étape 2 : Le dérushage.
Le dérushage consiste à regarder attentivement chaque plan, chaque prise, tournés par l’équipe de tournage. À regarder, donc, mais également à prendre des notes car, sur des projetslongs, vous ne vous souviendrez pas de ce que vous avez pu voir.
Notez tout. Ce qui est bien, ce qui l’est moins. En dépit de ce qu’indique le rapport de continuité, servir l’histoire est votre seul but. On vous pardonnera un faux raccord si l’émotion est présente.
Gardez à l’esprit, surtout si vous n’êtes pas monteur(euse) et que vous incluez une tierce personne, que dix heures de rushes, c’est dix à quinze heures de dérushage, minimum.
Le dérushage est une étapeprimordiale. Ne pas connaître ses rushes, c’est le meilleur moyen de rater son montage. Par conséquent, cela prend du temps. Si le dérushage n’est pas effectué correctement, vous perdrez un temps très précieux en montage.
Si vous êtes aussi monteur(euse) son, vous devrez absolument dérusher tout le son. Mais, si vous ne l’êtes pas, vous devrez seulement dérusher les pistes correspondantes à celles que vous exploiterez dans votre montage.
Étape 3 : la toute première version, aka “Ours”, aka assemblage initial.
Les premières versions sont des versions brutes. La toute première est la plus brutale.
Les plans sélectionnés pour le film sont uniquement assemblés les uns aux autres dans leur ordre d’apparition, sans aucune coupure, sans aucun montage. Il s’agit seulement d’assembler les prises. Point.
C’est médiocre. C’est long. Mais indispensable.
Étape 4 : Premières versions akaROUGH.
Je l’emprunte à l’anglais. Le film commence un toutsmallpeu à prendre forme.
On commence à ajuster leslongueurs, les raccords…
Aparté raccord…
Type de raccord
Description
Raccord regard
Le personnage regarde dans une direction, ou un objet, le plan suivant correspond à l’objet/la direction regardé(e).
Raccord dans le mouvement
Le personnage (ou tout autre objet mouvant : voiture, balle, etc.) avance dans une direction et sort du cadre par la droite (par exemple), dans le plan suivant il doit entrer par le côté gauche.(et inversement)
Raccord plastique
Dans un dialogue (ou autre), on évoque un objet, ou un personnage, le plan suivant est cet objet, ou ce personnage.
Raccord son
Le son ou effet sonore amorce le raccord.
Raccord par masquage
Un personnage ou un objet finit par obstruer le cadre de la caméra, permettant d’enchaîner avec le plan suivant.
Raccord au flou
Assez simplement, soit le personnage sort de la zone de netteté de la caméra, permettant de raccorder à cause du flou. Soit le caméraman(woman) change la mise au point pendant le tournage.
D’autres raccords existent…
Quelques raccords…
Étape 4a : ROUGH.
On commence à réajuster les pistes sons, on synchronise le son grâce aux claps, soit fait à la main, soit au moyen d’un véritable clap. On indique les emplacements de titre, des effets spéciaux s’il y en a, on synchronise les dialogues, applique un montage assez brutal.
Les effets sonores sont encore manquants sinon sommaires. On commence à ajuster les longueurs et à réajuster les prises, en fonction des notes prises, etc.
Étape 5 : Améliorations…
On se penche désormais davantage sur les raccords. Puis, on vérifie que tout est bien à sa place, on vérifie le rythme. Enfin, on vérifie la structure. S’il y a des effetsspéciaux à rajouter alors, c’est le moment idéal pour faire une pause avec le montage et réaliser lesdits effets.
De la même façon, c’est le meilleur moment pour se mettre à l’étalonnage. Le montage n’est pas terminé mais vous n’êtes pas à l’abri d’une petite retouche finale alors, étalonner des fichiers plus longs vous permet d’avoir de la matière pour recouper.
Là, normalement, vous connaissez le film par cœur. Tous ses défauts. Toutes ses qualités. Vous le revoyez encore et encore jusqu’à obtenir le raccord parfait, la temporisationparfaite et finalement, la touche finale.
Beaucoup de café sera consommé…
Et c’est tout.
En effet, le montage, c’est assez technique mais aussi esthétique. Votre but est d’imprimer un rythme cohérent, qui vous est propre, à vous et à votre film. Oubliez le rythme des blockbusters, si vous devez être lent(e), soyez lent(e). Au contraire, si vous devez être plus rapide, soyez-le. N’ayez pas peur de prendre des risques. Cependant, n’en prenez pas trop. À vous de juger.
Pensez à montrer votre film à un publictest afin d’obtenir des retours car, lorsque vous travaillez pendant des semaines sur votre film, vous pouvez être amené(e) à oublier — ou ne pas voir — l’erreur la plus grossière.
N’hésitez pas à regarder le plus de films possibles pour analyser le montage, les transitions choisies par les monteur(euse)s. N’attendez pas de faire votre film pour vous essayer au montage.
Le mot de la fin.
En conclusion, le montage n’est pas la partie la plus compliquée d’un film. Cependant, en fonction de la quantité d’effet, de plans à étalonner, de la complexité du projet, c’est une étape qui peut s’avérer longue.
Le montage est un art à part entière et j’ai envie de croire que si vous ne maîtrisezpas — ou que vous ne parvenez pas à maîtriser — cet art, alors il est préférable de le déléguer à quelqu’un d’autre. Additionner les plans, synchroniser les claps, ne sont pas les seules compétences requises. Il faut être capable de ressentirce que l’on voit, de ressentir et surtout, de le faire ressentir.
Ce n’est donc pas compliqué, mais il faut l’avoir en soi. Et, quand on ne l’a pas, ou qu’on est trop timide, ne craignez pas de demander de l’aide à un(e) monteur(euse).
En théorie, vous avez suivi notre précédent article sur le montage image. Vous savez que le montage son correspond, pour nous, à notre étape 6.
Pourquoi pour nous ?
Disons que les gros studios de production travaillent sur des médias hors ligne, ou médias proxy. Autrement dit, des fichierscompressés, de moins bonne qualité, afin de pouvoir avancer rapidement sur les différents montages. En cours de route, les fichiers proxys sont remplacés par les fichiers originaux de meilleure qualité et, ce sont donc des étapes supplémentaires.
Le montage sonore intervient donc en toute fin de production, avec ce procédé. Ce qui n’est pas le cas chez nous car le (la) monteur(euse) image est souvent aussi chargé(e) du montageson.
Montage son
C’est comme pour notre article précédent. Il s’agit de monter le son. Compliqué.
C’est parti !
Les différentes étapes du montage son
Dans ce paragraphe, on passe en revue les différentes étapes nécessaires au bon montage sonore.
Étape 1 : Vérifier les synchronisations
Même si le son semble, à première vue, correctement synchronisé. Il est indispensable d’en faire une vérification, plan par plan. Une désynchronisation en changeant de plan, de prise arrive plus rapidement qu’on ne le souhaiterait.
Si une désynchronisation a lieu, on resynchronise. On s’aide au moyen du clap et, quand la situation est périlleuse, trop compliquée pour s’aider du clap, on s’aide des consonnes dites labiales. Autrement dit, on synchronise la piste audio à l’image avec le dialogue, notamment les [b],[m] et [p] quand les lèvres de l’acteur(trice) se touchent.
On peut aussi se risquer avec les consonnes dentales ([f] et [v]) qui se caractérisent à l’image par les dents du haut contre la lèvre du bas.
Ces repères sont généralement utilisés pour synchroniser les bandes rythmos lorsqu’il faut réenregistrer les dialogues en studio. Ils peuvent vous être utiles en cas de désynchronisation.
Étape 2 : Harmoniser, partie 1.
Dans cette première partie, vous vous assurez que les dialogues sont tous au même niveausonore, surtout au sein de la même scène. Vous évitez ainsi qu’un acteur se mette soudainement à parler plus fort d’un plan à l’autre, puis moins fort, dans le plan suivant.
C’est le moment où vous coupez ces parties parfois parasitées par des bruits de bouches, des mouvements des acteur(trice)s lorsque les micros sont trop proches des vêtements… et où vous commencez à combler ces trous grâce àl’ambiance (ou Room Tone). Par ailleurs, pensez à enregistrer plus long qu’une simple minute d’ambiance.
Étape 3 : Harmoniser, partie 2.
Dans cette partie, une fois que vous êtes satisfait(e) de la première harmonisation, que les dialogues sont cohérents, vous commencez un prémixage. C’est la partie dans laquelle vous allez commencer à égaliser les voix, à les compresser — quand c’est nécessaire —.
Égalisation et compression, qu’est-ce que c’est ?
Le Compresseur est un processus automatique qui, selon le réglage, va limiter le niveau de sortie maximale et, dans le même temps, augmenter les parties sonores les plus basses.
The compression permet de contenir les écarts audios entre les parties les plus bruyantes et celles qui le sont moins. Beaucoup moins.
L’égaliseur est aussi un processus partiellement automatisé qui permet de corriger, modifier, altérer le timbre audio. Grâce à l’égaliseur, on peut corriger certaines fréquences spécifiques d’une piste audio, afin d’en faire sortir les voix, ou l’ambiance.
Étape 3a : Harmoniser, partie 2. Conclusion.
Le but de cette étape est de combler absolument tous les trous d’ambiance dans le but d’obtenir une continuité sonore sur les différentes scènes. Pour l’instant, ce montage sonore s’effectue séquence par séquence et non pas globalement.
Étape 4 : Effets sonores et bruitages.
Dans cette partie, il faut initialement mettre en sourdine les dialogues puis commencer à ajouter les effets sonores et bruitages au moment où ils correspondent le mieux dans le film.
Notamment, quand ils sont manquants. Quand ils sont directement présents sur les bandes enregistrées, il faut alors retravailler la compression et l’égalisation.
Les bruitages et effets sonores en place, on peut éventuellement recourir à l’égalisation et à la compression afin de bien faire ressortir ces éléments.
Étape 5 : Musicalisation, composition originale.
Si vous êtes chargé(e), en plus, de la composition musicale ou bien de l’acquisition des pistes musicales, c’est le moment où l’on s’y met avant de l’intégrer.
Cette fois-ci, on met toutes les pistes en sourdine puis on ajoute la musique. On compresse et égalise si nécessaire – bien que cela soit, en général, déjà fait –, par la suite on se prépare pour l’étape finale.
Où trouver de la musique ?
On fait une petite pausemusicale. Vous avez besoin de trouver de la music ? Vous ne savez pas où chercher ?
Soit vous avez des amis musiciens qui acceptent de vous faire de la musique, ou de vous fournir des morceaux. Vous êtes chanceux.
Ainsi, je vous propose quelques liens que j’ai pu utiliser pour divers projets. (Tous payants)
— Artlist.io : qui vous propose de la musique libre de droits mais dont vous devez vous acquitter d’une licence.
— Filmstro.com : pour ma part, l’un des meilleurs. Moyennant le paiement d’une licence, ce petit logiciel vous permet de caler votre musique en fonction de votre montage et de votre histoire, grâce à de petits curseurs.
— Audiio.com : l’un des plus chers que j’ai pu utiliser, mais également le plus qualitatif. Parfois, une bonne musique vaut mieux que vingt mauvais morceaux gratuits.
Étape 6 : Mixage
Cette fois-ci, on sort toutes les pistes de la sourdine. Normalement, c’est la cacophonie et c’est une bonnechose.
Il est temps de procéder au mixage final afin que tout ce brouhaha devienne quelque chose.
Cette partie s’effectue à l’oreille, et sur des enceintes ; on évite le casque, sauf à investir dans un casque professionnel, dit de studio. En effet, les casques sont réputés pour faire une mauvaise restitution de l’audio global et vous n’avez pas le droit à l’erreur. Un mauvais son, c’est un mauvais film.
Le mixage n’est pas quelque chose qui s’apprend mais qui s’expérimente. Si ça sonne bizarre alors, ça l’est. Corrigez, encore et encore. L’ensemble doit sonner harmonieusement, les dialogues doivent être parfaitement audibles, les ambiances doivent accompagner, comme les bruitages et autres effetssonores. La music, elle, renforce l’émotion transmise par l’acteur(trice) et par votre montage.
Le mixage, contrairement aux étapes précédentes, concerne l’intégralité du film comme un seul ensemble.
Mais prenez garde ! Vos oreilles s’habitueront vite à votre mix. Faites régulièrement des pauses et ne surcorrigez pas.
Quelques valeurs
Pour vous aider dans votre mixagefinal, je vous mets à disposition quelques valeurs à viser pour harmoniser votre mixage.
L’ensemble du mix ne doit pas dépasser les -6db, on préférera viser des valeurs entre -14db et -8db.
Pour les dialogues, on visera des mesures entre -10db and -16db.
Pour la music, on essaiera de se caler entre -18db and -24db.
Les effets sonores seront placés sur un assez grand ensemble de : -20db à -8db, avec des pics pour les effets les plus bruyants qui pourront ponctuellement atteindre les -6db.
Vérifiez toujours le VUMÈTRE, pour fixer vos niveaux.
Quels logiciels ?
Davinci Resolve a une fenêtre dédiée au montage son et au mixage, c’est quelque peu impressionnant mais ça peut faire l’affaire.
Premiere d’Adobe, sinon Audition — je crois — sont adaptés à ce travail.
Final Cut Pro X and Final Cut peuvent suffire au montage sonore et au mixage.
Reaper, gratuit pendant une certaine période, puis payant. Logiciel dédié au montage sonore et au mixage, très impressionnant and déconcertant.
Conclusion
Cet article ne respecte pas réellement la contrainte du no-budget, à cause du petit encarté musical. Mais, la musique c’est important et, si je recommandais à tous mes lecteurs d’utiliser la musique gratuite que fournit YouTube, les spectateurs d’internet se retrouveraient à regarder des films qui partagent tous la même musique.
Comme je l’expliquais au tout début de ce guide, réaliser un film sans budget est missionimpossible. La music, les effets sonores sont beaucoup trop importants pour être laissés au second plan, pour être de mauvaises qualités.
Alors, comment écrit-on un scénario avec ou sans budget ? Avec ses doigts, fort heureusement.
Cet article est long, très long :
7–10 minutes
Pour commencer, nous dirons qu’il y a seulement quelques règles à connaître sur le scénario.
Les règles de base du scénario.
L’intégralité du scénario doit être écrite au présent de l’indicatif, en police standard (Courier, Arial), taille 12, au format justifié pour les descriptions. Tandis que les dialogues doivent tous être centrés et le prénom du personnage qui s’exprime doit être en lettres CAPITALE.
Exemple d’un scénario, dont la présentation a été modifiée pour estimer la durée totale du film.
Et, c’est tout.
Ça a l’air un poil trop facile, non ?
C’est vraiment si simple ?
Eh bien, la présentation du scénario, c’est la partie facile. Maintenant, il faut l’histoire.
La première étape généralement, avant de taper le « scénario », c’est de rédiger un traitement. Un traitement, c’est un très long synopsis qui représente, en termes de longueur, disons 1/6ᵉ de la continuité dialoguée. La continuité dialoguée, c’est ce qu’on appelle communément : scénario. Pour un film de quatre-vingt-dix minutes, le traitement fera quinze pages. Pour cent vingt minutes, il en fera vingt, et ainsi de suite.
C’est long, c’est chiant, mais ça permet d’avoir une idée globale ainsi qu’une structure de l’histoire qui sera racontée avant de passer à la continuité.
Pourquoi est-ce si compliqué ?
OK, d’accord. Comment je structure alors ?
Là, on commence à rentrer dans le dur. Il n’y a pas de recettes miracles pour structurer une histoire. Mais, d’abord, il faut déjà trouver son histoire.
Comment je trouve mon histoire ?
Ce qu’il y a de mieux à faire, pour commencer, en tout cas, c’est de prendre un sujet qui nous tient à cœur. Un sujet qu’on maîtrise, un thème familier. Ainsi, on s’évite tout un travail de recherche — dont le seul but est de rendre l’histoire plus crédible — et ça permet aussi d’éviter d’écrire des histoires trop « téléphonées », trop alambiquées.
Plus votre histoire est personnelle, plus elle résonne avec le spectateur et, par conséquent, elle est davantage originale.
Et, si ma vie est parfaitement banale, je fais comment ?
Eh bien, là, il faut inventer. Il sera absolument nécessaire de faire des travaux de recherche pour éviter, non seulement, de copier ce qui a été fait, mais également pour assurer une cohérence dans l’histoire racontée.
Au bout du compte, soit, on a cela en soi : un talent inné pour l’écriture. Soit, on l’apprend. Et donc, on lit énormément, on regarde beaucoup de films et on cultive son imagination. On ne peut pas faire autrement. Inventer, ça ne tombe pas du ciel. C’est quelque chose qui se travaille.
Ensuite, quand on a une base pour son histoire, on commence à la travailler et à la structurer.
La ST-euh-RUC-TURE.
Je pourrais laisser ce paragraphe vide. Il n’y a pas une « structure » mais des structures. En effet, il existe autant de structures qu’il existe de scénaristes.
Pour être sûr et certain de ne pas partir dans tous les sens, il est primordial de connaître, tout d’abord, sa fin. La conclusion.
Si vous savez, avant même de commencer, où vous voulez aller, il sera beaucoup plus aisé de s’y rendre. C’est un conseil, pas une obligation.
On s’est un peu perdus pendant l’écriture…
Une petite structure pour la route ?
Il faudrait tout de même conserver une structure du type :
L’exposition : où les personnages, l’histoire, le contexte ainsi que les enjeux sont présentés. C’est une première partie qui représente entre vingt-cinq et trente-cinq pour cent de la durée totale du film. Cette exposition peut être bien plus courte, il n’y a pas de règle écrite.
Obstacles, conflits et épreuves : la partie la plus importante du film, partie représentant plus de cinquante pour cent de la durée totale du film, celle où les personnages évoluent, où ils franchissent (ou non) les épreuves insurmontables, celle qui mène au climax inévitable : le point ultime, culminant et de non-retour du conflit menant donc à sa…
Résolution : c’est ici que surviennent le dernier conflit et sa résolution qui mènent en conséquence à la seule conclusion logique pour le héros (et ses acolytes). La partie la plus courte du film.
Il s’agit là de la structure typique de toute œuvre « artistique ». Un début, un milieu et une fin.
Si cette structure est trop simpliste et que vous n’arrivez pas à écrire, alors vous pouvez adopter (ou non) la fameuse structure narrative dite du “Voyage du Héros“, mais vous pouvez aussi déstructurer complètement votre histoire. Entremêler les différentes étapes, les différents pans de votre histoire sans vous soucier de la continuité.
Votre structure trouvée, il ne reste qu’à écrire le traitement qui, pour l’instant, n’est qu’un gros résumé – toujours au présent – de votre histoire en développement. Mais avant cela, il faut vérifier que tout est prêt pour commencer à taper.
Littéralement : je suis confus.
Hein ? Qu’est-ce qu’il raconte, le monsieur ?
Vous savez désormais ce qu’est un traitement, vous savez comment trouver une histoire, vous savez comment cultiver votre imagination.
C’est excellent.
Le message.
Mais, avez-vous déniché le message de votre film ? Son but ultime ? Le point de vue que vous défendez ? Puisqu’il s’agit là du but même d’un film. Vous avez une vision à défendre, vous avez une histoire à raconter, pourtant est-ce que ce message est bien clair, limpide avant même de commencer ?
Est-il trop noyé, flouté, inexistant dans le film que vous écrivez ?
Êtes-vous certain(e) que le point de vue adopté, la structure, la narration adoptée se prêtent au(x) message(s) que vous souhaitez véhiculer ?
Les personnages.
Est-ce que vos personnages sont attachants ? Suscitent-ils suffisamment d’empathie afin que le spectateur puisse s’identifier à eux ?
L’antagoniste, l’antihéros a-t-il un but ? A-t-il toujours une part d’humanité ? Si ce n’est pas le cas, savez-vous pourquoi ? (Il est méchant parce que c’est un méchant n’est pas une réponse valide, ici.) Qu’est-ce qui le motive, lui ?
Qu’est-ce qui le motive, lui ?
Vous devez connaître tous vos personnages, vous devez les connaître comme s’il s’agissait de vos meilleur(e)s ami(e)s, vous savez ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent, leur couleur préférée, la couleur des yeux du chien de leur père, ce qui les motive, ce qui les rend plus forts, ce qui les affaiblit. Vous ne pouvez pas laisser de zone d’ombre.
Si vous êtes capables de répondre à toutes ces questions, que vous véhiculez un message clair, que vos personnages ont une âme, une motivation claire, nette et précise, alors, seulement là, vous êtes prêt(e).
Vous n’arrivez pas à répondre à certaines questions (ou à toutes) ? Pas de panique. Prenez un livre, lisez-le. Trouvez un film, regardez-le. Recherchez désormais les motivations des différents personnages, recherchez le message, le point de vue défendu par le(la) romancier(e)-scénariste.
Vous avez réussi à les identifier dans ces œuvres ? Il vous suffit de faire pareil mais avec votre film.
On y va, maintenant !
OK, je suis prêt(e), et maintenant ?
Désormais, il faut taper le traitement dont la longueur dépend de la durée totale de votre film. Une fois ce précieux document rédigé, on peut passer à la suite.
On peut passer au séquencier.
C’est quoi, ça, encore ?
Le séquencier, c’est l’étape intermédiaire avant la continuité dialoguée. Là, le scénario commence à prendre vie, graduellement. Vous devez déjà commencer à détailler l’ensemble des scènes, mais pour l’instant, vous oubliez les dialogues.
Enfin, pas complètement, à cette étape de l’écriture, les dialogues sont plutôt “rapportés”, autrement dit, les personnages ne s’expriment pas directement, leurs paroles sont distillées succinctement dans les descriptions et actions.
Même exemple qu’en haut, mais en version séquencier.
Cette étape, plus ou moins importante, permet déjà de s’assurer que la structure choisie est cohérente, qu’il ne manque rien à votre histoire. Elle permet aussi de connaître la longueur globale de votre film et de vérifier que des creux trop longs ne viennent pas plomber votre narration.
Si vous avez répondu à toutes les questions, plus haut, que vous connaissez vos personnages, votre histoire, le point de vue que vous défendez, il ne reste qu’à taper.
C’est dans la boîte.
C’est bon, c’est tout ?
Si vous êtes finalement satisfait(e) de votre séquencier, alors vous pouvez commencer à rédiger la continuité dialoguée et donc à présenter votre scénario conformément à ce qui est pratiqué dans la profession avec des personnages bien vivants, qui s’expriment.
Je fais comment pour connaître la durée de mon film ?
La règle, c’est : une page est égale à une minute de film.
Mais cette règle fluctue en fonction du type de scénariste que vous êtes. Vous adorez les longues descriptions ? Alors, vous pouvez retirer quinze secondes à votre page. Vous aimez les longs dialogues qui tirent sur le monologue ? Une fois encore, vous pouvez ôter dix secondes.
Additionnez ces chiffres tout au long de votre scénario, vous avez une durée globale. En général, c’est l’un des assistants du réalisateur, ou un assistant de production qui doit chronométrer le scénario, l’estimer en fonction de son expérience. En effet, le scénariste, à moins qu’il soit aussi réalisateur et qu’il doive absolument respecter une certaine durée, se contrefiche absolument de la longueur de son scénario.
Sauf s’il est creux. Et bien évidemment, s’il manque d’action, de conflits, de buts.
J’ai fini d’écrire mon scénario, maintenant, on tourne ?
Eh bien, non. Pas encore. À présent, on prend du recul. On souffle un coup. On regarde un film, on sort et on se fait une balade. On voit ses amis, on fait ses courses, on oublie ce scénario. On prend un bouquin, ou deux.
On oublie ce maudit scénario, on laisse toute l’histoire maturer dans un coin. Après une dizaine de jours, on y retourne et on passe toute l’histoire en revue. En êtes-vous toujours satisfait(e) de cette histoire ? Est-ce qu’il manque quelque chose ? Est-ce qu’il y a quelque chose en trop ? Est-ce qu’il faut réécrire ?
Vous ne savez ? Faites-vous relire par quelqu’un d’autre et attendez ses commentaires. Vous êtes satisfait(e) de votre travail ? Alors, maintenant, on passe à la suite.
Nous arrivons donc au terme de notre guide, très court sur comment faire un film, sans budget. Aujourd’hui, ou peut-être demain, nous abordons sans plus attendre la diffusion, distribution and promotion de votre film. Ne perdons pas plus de temps et fonçons !
Ces deux points essentiels viennent ensemble, en général. En fait, la distribution est pensée en amont du projet, généralement les distributeurs qui financent — il me semble — une partie du film ont un véritable pouvoir de vie et de mort sur les films. J’ai envie de dire qu’ils ont même bien plus de pouvoirs que les producteurs.
En effet, les distributeurs connaissent presque à la perfection le public auprès duquel ils promeuvent les films. Ils connaissent ceux qui viennent dans les salles obscures. Ils savent quels sont les films qui marchent et ceux qui font inopinément des flops. Grâce au pouvoir magique de l’argent, ils peuvent influencer la distribution, les têtes d’affiche, mais également le montage final.
C’est pourquoi les distributeurs entrent très tôt dans les négociations.
Et si j’en ai pas ?
Pas de panique. Parfois les distributeurs tombent amoureux des pépites qu’ils découvrent en festivals et tout finit par s’arranger, après.
De temps en temps — la plupart du temps, pour les courts, il n’y a pas de distributeurs et c’est à vous de gérer toute cette partie complexe et longue… et importante… et… la liste est longue.
À quoi sert le distributeur ?
À distribuer.
Il s’occupe plus or moins de la promotion du projet, de sa sortie en salle ou sur le Net, des copies. Il a suffisamment d’expérience pour vous dire quelle stratégie de promotion adopter. Voire même pour vous l’imposer.
En ai-je vraiment besoin ?
Pour un court ? Non.
Pour un long ? C’est préférable.
Vous pouvez gérer votre film intégralement de A à Z. Mais c’est beaucoup de travail alors, vous pouvez faire votre film puis l’inscrire en festival et espérer être remarqué par un distributeur touché par votre travail. Ou pas. C’est vous qui voyez.
En revanche, pour un film long, un distributeur, ce n’est pas juste un contrat qui vous garantit une sortie en salle ou à la télé. C’est également assorti d’un petit chèque. On s’éloigne du comment faire sans budget, MAIS… ce serait une erreur que de vous dire de faire un long-métrage sans distributeur.
Et si je fais sans ?
Vous devenez votre propre distributeur(trice). Vous êtes chargé(e) de distribuer votre film. En festival, in tous les festivals, sur internet, sur les forums, in les groupes Facebook, sur Twitter, Instagram, TikTok, et toutes les newsletters possibles et imaginables.
C’est là qu’on entre donc dans la partie DIFFUSION.
La diffusion et la promotion.
C’est limpide. Vous diffusez, partout où c’est possible. YouTube, Facebook, IGTV, etc.
Vous enchaînez les posts enflammés sur les réseaux sociaux pour promouvoir votre film, autrement qu’avec des images. Il faut énormément d’images. Énormément d’affiches promotionnelles. Énormément de contenus qui vous permettront de fédérer autour de votre projet une communauté, ce qui vous permet d’être vu(e)s, ce que vous cherchez à faire avec votre film.
Un film non vu est un film qui n’existe pas.
Publiez partout où c’est possible. Envoyez des mails à vos proches, à vos amis, à votre famille. Régulièrement, jusqu’à ce que le compteur de vues décolle.
Il faut publier, republier, poster and reposter quotidiennement ou presque, en permanence.
Il ne faut pas avoir peur de le répéter, de le promouvoir, quitte à em…-quiquiner le monde. C’est de la publicité. La radio ne gêne pas pour diffuser en boucle le morceau que vous détestez et qui finira par vous rester dans la tête, pas vrai ? Faites pareil.
Si vous en avez les moyens, sponsorisez vos posts pour toucher plus de monde. C’est triste d’en arriver là, mais les vues ne vont pas tomber du ciel.
Gardez à l’esprit que la promotion d’un long-métrage peut représenter une enveloppe de cent mille à PLUSIEURS MILLIONS d’euros.
Oui, MILLIONS avec un S, au pluriel. Rien que ça.
Vous n’avez pas ce budget, sinon vous ne seriez pas là. Cependant, c’est un moyen de faire rentrer quelques vues et c’est quelque chose qu’il faut garder dans un coin de son esprit.
Le mieux reste d’investir dans les festivals plutôt que dans de la publicité car, avec la pub, vous n’avez pas la garantie de toucher votre public alors que dans un festival, si. Seuls les passionnés de cinéma se rendent dans les festivals, tout le monde se rend sur Facebook.
Une bonne stratégie de promotion débute avant le tournage.
Vous ne pourrez pas prendre de photos une fois le tournage bouclé. Vous ne pourrez pas illustrer votre travail une fois que vous aurez tout terminé. La promotion, ça se travaille comme tout le reste. Ça se travaille et surtout ça s’apprend.
Les stories, c’est super. Et c’est un excellent outil pour bâtir une communauté. N’en abusez pas, et surtout gardez du contenu pour la sortie de votre film.
Montrer votre tournage en direct, c’est super. Mais, dans dix mois, vous aurez été remplacé par un autre créateur de contenus.
Ainsi, ce sera tout pour cet article sur la diffusion, distribution and promotion. Songez-y avant même de boucler votre scénario, vous gagnerez du temps et peut-être, quelques précieuses vues.
Ce sera tout pour boucler notre guide. En espérant qu’il vous soit utile.
Nous voilà donc dans notre avant-dernier article pour ce premier guide rapide, non exhaustif. Au programme du jour, étalonnage and special effects. Les dernièresétapes peut-être optionnelles de la réalisation de votre film.
Cet article est dans la continuité de nos précédents posts sur le montage image ainsi que celui sur le montage son.
Une console d’étalonnage… grossièrement.
Au commencement
Commençons par les bases. Les special effects ne sont pas obligatoires, à vrai dire, c’est un plus. Vous pouvez réaliser un film parfaitement normal qui ne nécessite aucun effet spécial.
C’est pour cette raison que je commence cet article par l’étalonnage, mais sinon, sachez qu’afin de mieux faire correspondre les couleurs, les effets spéciaux sont généralement travaillés en parallèle de l’étalonnage par deux équipes différentes. Sinon, on peut obtenir des résultats… étranges… obligeant une équipe ou l’autre à recommencer son travail.
L’étalonnage
L’étalonnage s’effectue en plusieurs étapes, comme les différents montages, plus ou moins longs, mais surtout répétitifs. Le but est d’uniformiser le film afin qu’il ne fasse qu’un ensemble. Que les différents plans, parfois tournés à des moments différents de la journée, soient cohérents, les uns par rapport aux autres. Afin que les ambiances visuelles soient cohérentes, tout au long du film.
Il y a toute une histoire, toute une symbolique derrière les couleurs, leur importance, le choix et l’impact qu’elles ont sur votre histoire. Mais toute cette partie théorique, artistique, fera l’objet d’un autre article, rattaché plus tard au Guide.
Mais voyons quand même un tout petit peu de théorique.
La symbolique des couleurs
Dans le cinéma, dans les films, tout a son importance. Disons-le maintenant. N’allez pas croire que vous allez pouvoir changer la couleur des costumes de vos personnages, ça, il fallait y penser avant le tournage. (Même si vous pouvez transformer la couleur du costume à l’étalonnage)
Cependant, si vous désirez que les couleurs aient une importance dans votre film, si vous voulez qu’elles symbolisent quelque chose en particulier, vous devez y penser en amont. C’est moins de travail. Moins de temps et donc, bien plus rapide.
L’étalonnage permet de donner davantage de profondeur coloristique, permet de mettre en avant certains détails de l’image, ou au contraire, de les invisibiliser. Ces couleurs vous permettent aussi d’illustrer, de coloriser des ellipses temporelles.
Couleur
Symbolique
Bleu
Gentil, du héros et de ses alliés, du bon. (Star Wars est une bonne illustration)
Rouge, Pourpre, Marron
Méchant, en général. Le mal par extension. Ce qui est mauvais, ce dont on doit se détourner. Parfois, le rouge est utilisé pour mettre en avant un élément particulier de l’image.
Blanc
La pureté, en général. Occasionnellement, aussi employé pour mettre en avant un élément particulier. Mais le plan est synonyme de l’immaculé.
Noir
L’opposé du blanc. Alors que ses nuances permettent d’accentuer, justement, les ombres, les contrastes et d’ajouter de la profondeur à l’image. Le noir est mal vu, et pourtant fort utile dans l’image.
Doré
La puissance. Le pouvoir. La joie. Le bonheur. Souvent brillant, souvent tape-à-l’œil. Pas réellement adapté pour un film apocalyptique (qui préférera alors le couper avec de l’orange, de l’ocre et du marron).
Vert
Couleur de la maladie, du surnaturel, de Hulk. Couleur de ce qui n’est pas naturel, ce qui est malsain, malade. 🤢
Quelques exemples
Les différentes étapes de l’étalonnage
Voyons rapidement mes différentes étapes lors de l’étalonnage sous Davinci Resolve, dont l’étalonnage se fait dans une fenêtre avec différents nœuds. Ainsi, chacune de mes étapes correspond à différents nœuds.
Étape 1 : Balance des blancs.
La première étape consiste à refaire la balance des blancs de l’ensemble des plans du film. Pour un très court-métrage, cela peut représenter centplans. Pour un film un peu plus long, mais toujours court, on peut facilement atteindre les quatrecentsplans.
Il s’agit d’une étape longue et particulièrement fastidieuse. Parfois, pour les mêmes plans d’une même scène, tournés à un intervalle pas trop long, vous pouvez vous retrouver à faire une toute nouvelle correction colorimétrique.
“Étalonnage” L’image est beaucoup trop rouge et pas assez bleu.
“Étalonnage” -(panel) – Balance des blancs via les différents curseurs RGB
“Étalonnage” – (scope) Balance des blancs plus ou moins effectués
Concrètement, que cela signifie-t-il ? Tout simplement à ajuster les différents curseurs afin que les rouges, les verts ou les bleus ne soient pas surexprimés dans le plan à l’écran. Il faut s’aider de ses yeux et y passer des heures.
NOTA : Pour séparer les différents réglages YRGB, il suffit de cliquer sur le petit maillon à gauche qui apparaît (normalement) en blanc. Une fois le paramètre délié, le maillon apparaît grisé.
Une fois la balance des blancs effectuée pour tous vos plans, vous allez pouvoir commencer à copier and à coller les différents nœuds que vous commencez à composer. Mais uniquement sur la scène, pas sur l’ensemble de votre film.
Pour copier : Ctrl (CMD) + C Pour coller : Alt (Option) + V → Coller les attributs or Paste Attributes puis Appliquer or Apply.
Étape 2 : Régler la luminosité.
Parfois, après l’étape de la balance des blancs, on s’aperçoit que la luminosité a été altérée, on peut légèrement l’augmenter. On va créer un nouveaunœud, et pousser un peu la courbe Y, en faisant bien attention à délier le réglage YRGB. L’étalonnage se fait à l’œil lorsqu’on ne possède pas d’écran étalonné, ou de sonde d’étalonnage.
Étape 3 : Point noir et contraste.
Panneau de corrections primaires, roues. Contrairement aux courbes, trois onglets plus loin.
Ici, on s’assure que les noirs soient bien noirs. On augmente les contrastes, on fait ressortir les ombres. Sauf si on préfère les images moinscontrastées, plus fades. On peut bouger le Pivot afin d’influencer sur les contrastes. Mais libre à vous d’étalonner à votre convenance.
Étape 4 : Température des couleurs.
Dans un nouveau nœud, on va altérer la température des couleurs si nécessaire. Admettons qu’on ait tourné à huit heures du matin une scène qui devait se dérouler vers midi, ou inversement. Eh bien, assez simplement, on va pousser le curseur température d’un côté ou de l’autre de l’écran pour que l’effet recherché colle au scénario. On peut commencer à toucher aux différentes roues afin de coller un peu mieux encore à la teinte recherchée pour la scène.
Étape 5 : Saturation et color boost.
On ajoute un nouveau nœud, toujours sur cette même page, on peut ou bien désaturer les couleurs, ou bien les booster, via l’onglet Saturation réglé à 50, mais également via Éclat de la couleur réglé sur 0.
Étape 6 : Ambiance.
Ici, c’est la partiecréative. Vous mettez l’ambiance que vous souhaitez à votre film. Soit directement via les roues, vous pouvez compléter avec les courbes (et les huitpages de courbes qui vont avec). Je ne peux pas vous donner de conseil sur cette partie, si ce n’est que d’expérimenter jusqu’à ce que le rendu vous plaise.
Vous pouvez mettre vos différentes couches d’ambiance sur différents nœuds, ce que je recommande, notamment si vous appliquez une correction colorimétrique qui pourrait altérer le teint de votre acteur(trice).
Nota : D’ailleurs sachez que Davinci embarque un puissant outil de tracking que vous pouvez lier à des Power Masks, aussi simplement appelés Masks, et qui vous permettent donc d’éviter d’appliquer votre correction colorimétrique à l’intégralité du plan.
Étalonnage — Onglet vers les Powers Windows
Étalonnage — Activation d’un masque pour traquer.
Étalonnage — Passage en mode interactif et tracking vers l’avant.
Étape 7 : Touche finale.
Enfin, en dernière partie, étape. La touche finale. Un nouveau nœud ou plusieurs. Vous ajoutez ce qui, pour vous, devrait être ajouté. Puis, vous pouvez suivre ce petit conseil que j’ai emprunté à internet.
Étalonnage — Touche finale, dans les courbes, “Lum vs Sat”, placer un curseur à 0.62 – 1.13
Vous avez fini l’étalonnage.
Bien évidemment, plutôt que de vous embêter avec toutes ces étapes, vous auriez pu utiliser un LUT tout fait, tout prêt. Vous pouvez d’ailleurs toujours l’ajouter à votre étalonnage. Ou bien, vous pouvez vous satisfaire de votre travail.
N’oubliez pas de vérifier que votre travail d’étalonnage rend de la même façon d’un écran à un autre. Sinon, c’est le drame.
Ça, c’est fait.
Les effets spéciaux
Les effets spéciaux sont beaucoup trop importants et vagues pour être abordés dans un seul article. Par ailleurs, je ne pense pas que l’article standard soit le plus adapté à cette tâche.
Chaque effet nécessiterait son article et il s’agit d’une tâchelongue and chronophage. Si vous les maîtrisez, faites-les. Si vous ne savez pas faire, évitez-les.
Suivant la demande, via mail, Twitter, Facebook et Instagram, nous ajouterons ces articles (ou vidéos) à ce guide — ou à un autre guidespécifique —.
Nous ne verrons donc pas ici : la réalisation et l’incrustation de fumées, de brouillard ; ni les coups de feu, les explosions et détonations and autres.
Le fond vert (ou bleu)
L’incrustation étant la base des effets dont vous pourriez avoir besoin, par exemple pour remplacer en postproduction un écran de télévision, ou de téléphone, ou d’ordinateur. Voyons l’indispensable.
Pour les écrans, un fond vert uni réalisé sous Photoshop ou Gimp, avec comme valeur Green or Vert à 255 or 100%. Si vous filmez à la main, ou en tout cas, pas sur trépied, ajoutez-y, ou bien des triangles d’un vert plus foncé, ou des croix, toujours dans un vert foncé. (Si vous travaillez en bleu, ce sont les mêmes règles qui s’appliquent.)
Pour le fond vert, vous n’avez pas le choix que d’acheter un véritable fond vert, soit pliable, soit enroulable, soit en drap. Il vous faudra aussi un support, des pinces et de l’éclairage pour éclairer le fond vert et surtout pour éclairer, au moins, l’arrière de votre acteur(trice) placé(e) devant le fond vert.
Pourquoi ? Pour vous aider à détacher professionnellement, dirons-nous, votre acteur(trice) du fond vert, sans que les cheveux, le costume, les accessoiresn’accrochent au fond et que des reflets chromatiques vous en fassent voir de toutes les couleurs, en postproduction.
Si vous n’avez pas les moyens pour tout ça, oubliez tout simplement l’utilisation d’un fond chromatique.
Et pourquoi un fond bleu ou vert ?
Point important, tout simplement parce que ces deux couleurs ne se retrouvent pas naturellement dans la couleur de la peau d’un être humain. Ce qui permet d’éviter de faire disparaître accidentellement toute une partie du corps. Puis, car le vert est une couleur qui apparaît particulièrement bien à la caméra, grâce aux capteurs.
Bokeh et lens flare
Enfin, pour conclure cet article et ce passage très bref sur les effets spéciaux, vous pouvez ajouter à votre montage des bokeh à l’aide de masquageprogressif et donc de rotoscopie (long et fastidieux) sous Davinci Resolve, After Effects, Blender… sachant que le mieux est d’investir dans un bon objectif avec une faible profondeur de champ et beaucoup d’éclairage en fond.
Pour le lens flare, beaucoup plus facile de passer sous After Effects or Davinci Resolve, de traquer rapidement le plan et d’ajouter l’effet au plan, proprement. Soit en bourrin sur certains plans choisis.
Mais c’est du travail et quand c’est mal fait, c’est pas bon du tout. Filmez avec un angle un peu particulier face au soleil (ou à un éclairage un peu puissant) et vous aurez un lens flare naturel et beau à utiliser avec parcimonie.
Conclusion
Pour conclure cet article, je dirais que les effets spéciaux sont à penser en amont, comme l’étalonnage et le choix de l’ambiance colorimétrique. Si vous ne maîtrisez pas les effets spéciaux, ni l’étalonnage, faites correctement votre balance des blancs durant le tournage. Et, concernant les effets spéciaux, n’en mettezpas or privilégiez ce que vous pouvez faire devant la caméra plutôt qu’en postproduction.
Nous reverrons peut-être plus tard d’autres effets spéciaux. Mais, pour commencer, on est déjà pas mal.
Après autant de stress et de complexité, il est enfin l’heure de souffler. Un peu de facilité. La meilleure partie de la réalisation d’un film. Mais, c’est aussi le seul moment où l’on réalisevraimentsonfilm. Attaquons le sujet du jour : le tournage !
Le tournage de REFUGE
On ressort les vieilles photos pour l’occasion.
Le tournage
Comme je l’expliquais plus haut, le tournage est le seul moment où le réalisateur est véritablement utile. Après ça, les monteurs(euses), si vous en avez, prennent le relais. Évidemment, ils (elles) vous informeront de comment votre film se comporte, mais vous n’aurez plus aucune influence possible. À part, peut-être, sur le rythme du montage. Mais, gardez à l’esprit qu’un(e) monteur(se) est aussi un esprit créatif, qu’il (elle) a sa liberté de créer et de broder à partir de vos rushes.
Autrement dit, c’est ici que tout se joue pour vous.
Réussir son tournage ?
Il n’y a pas de recette miracle pour réussir son tournage. Soyezprêt(e) !
Ne laissez rien au hasard. Prévoyez l’impossible. Relisez votre scénario. Connaissez-le sur le bout de vos doigts. Les indications de jeu qui pourraient être importantes, écrivez-les dans le scénario. Les indications complémentaires pour les plans and l’éclairage, pareillement.
En effet, le tournage ne commence pas le jour où l’on installe la caméra mais bien avant.
Alors, vérifiez que les batteries sont chargées. Vérifiez que les caméras sont prêtes. Vérifiez que le micro fonctionne. Vérifiez les costumes. Préparez les décors. Vérifiez la nourriture.
Revoyez vos découpages techniques. Revoyez vos plannings.
Quand ?
A semaine à quarante-huit heures avant le début du tournage. Ne prévoyez rien la veille au soir pour le lendemain.
Pourquoi ?
Pour débrancher les deux jours avant votre tournage. Vous avez suffisamment travaillé, de plus, vous allez devoir gérer une équipe. Vous devez être frais(che) et avoir le cerveau disponible. Ne vous surfatiguez pas inutilement. C’est un marathon que vous courez, pas un sprint.
Le jour du tournage, tout s’enchaîne.
Si vous avez eu le malheurd’oublier un petit quoi que ce soit, alors vous le paierez ce jour-là. La journée paraît longue avant de l’avoir commencée, pourtant, une fois dedans, vous ne faites que courir après le temps.
Si vous êtes dans les temps alors, vous êtes en retard.
C’est un autre mantra dans le secteur. Quand vous êtes à l’heure, quand tout se passe bien, que vous êtes dans les temps, ainsi vous êtes d’ores et déjà en retard. Les minutes finissent inévitablement par s’accumuler et un petit rien vous met dedans.
Le jour du tournage, ce n’est pas le jour des essais.
Effectivement, ce n’est pas le jour du tournage qu’on essaie des plans, des effets, des costumes or que sais-je encore. Tout cela se fait en amont du tournage, en préparatifs. Si vous dépendezd’acteur(trice)s ou de technicien(ne)s qui vous sont inconnu(e)s, que vous ne désirez pas solliciterdavantage, alors, faites des essais sur vous ou avec des amis.
Vous n’aurez pas le temps pour ça.
Et surtout, pensez à clapper.
N’oubliez pas, non plus, d’embarquer un cahier (ou bloc-notes) pour tenir un rapportde continuité.
Qu’est-ce que c’est ?
Le rapport de continuité est rédigé par le (la) superviseur(se) de continuité — aussi appelé scripte. Ce rapport consigne les costumes que portent les acteurs(trices), les accessoires, les éléments du plan, plan par plan, prise par prise.
Ce rapport est censé prévenir les faux raccords tout en aidant les monteurs dans leur montage, les rapports comprenant le numéro des prises vidéos (indiquées sur le CLAP) ainsi que le numéro/nom des fichiers sons (indiqués sur l’enregistreur audio, si la prise est séparée de la vidéo).
Technique : quelques règles.
La règle des 180°
Il faut connaître quelques règles de placement de caméra, notamment. Lorsque vous filmez des scènes de dialogues où deux personnages se font face, vous devez imaginer une ligne infranchissable qui traverse les deux acteurs(trices), appelée ligne des 180 °. Vous devez placer votre caméra de l’un des côtés de cette ligne et ne jamaislafranchir.
La règle des 30°.
Lorsque vous souhaitez changer d’angle, de placement pour votre caméra. Vous devez soit passer d’un plan dit large à un plan rapproché, soit vous assurer que votre nouvel emplacement d’où vous tournez forme un angle supérieur à 30°, par rapport à votre précédent emplacement.
L’éclairage.
Il doit rester identique d’un plan à un autre.
Technique de raccord.
Vous avez plusieurs possibilités pour raccorder vos scènes sur votre tournage. Soit, vous couvrez l’intégralité de votre scène avec un MASTER SHOT, qui généralement est un plan assez large de toutes les actions de votre scène et, au montage, sur ce plan, vous raccorderez vos différents plans de coupe.
Soit, vous filmez vos plans en prenant soin, pour chaque plan, d’avoir une action raccord d’un plan à un autre afin de pouvoir raccorder votre scène au montage. Par exemple : si votre personnage est assis et lit un journal au plan A et qu’il doit se lever pour aller dans la cuisine au plan B.
Vous filmerez dans le plan A le moment où votre personnage se lève. Sinon, dans votre plan B, vous filmez le moment où le personnage est assis juste avant de se lever.
Enregistrez de l’ambiance.
Quand vous filmez dans un lieu, quel qu’il soit, enregistrez trente secondes à une minute de son sans dialogue, ni bruit hormis les bruits naturellement présents dans le lieu. (On parle de Room Tone ou encore de Presence)
Et si je rate ?
Eh bien, alors, vous ratez. Ce n’est pasgrave. Sauf si un producteur de renom vous produit.
Faire un bon film ne se fait pas le premier jour, ni du premier coup. Prenez le temps nécessaire à la bonne réalisation de votre film. Échouez, mais recommencez. Ne restez pas sur un échec. Si vous voulez arrêter, très bien. Mais uniquement après un succès. C’est la règle.
La pause facilitée est terminée. On reprend avec un sujet costaud comme il faut : la gestion des ressources humaines, qui répond à une problématique particulière : où trouver des acteurs, son équipe et comment diriger l’ensemble ?
Commençons par ce que personnellement je déconseille, c’est-à-dire : les amis (non-initiés au cinéma).
Quoi de mieux, pour se faire la main, que de demander à ses connaissances, ses amis de longue date de nous fournir un peu d’aide pour réaliser son premier film.
Après tout, tant que ce n’est pas trop long, ni trop compliqué, pourquoipas ? Vous comprendrez assez vite que vos amis finiront rapidement par vous répondre « Pourquoi » tout court.
Pourquoi eux ? Pourquoi ils vous suivraient dans votre projet fou ? Vous n’avez rien d’autre à faire de votre temps libre ? On pourrait aller au restaurant plutôt que de s’emmerder à tourner ta vidéoYouTube.
Ce monde est cruel.
Vos amis ont d’autres choses à faire de leur week-end que de venir travailler gratuitement pour vous. C’est un conseil amical, si vous êtes une tête brûlée, libre à vous de ne pas le suivre. Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenu(e)s.
Et les initiés, alors ?
Évitez aussi ?
Oui, c’est dur. Mais les ami(e)s initié(e)s qui continuent leurs études dans d’autres domaines, qui travaillent dans d’autres secteurs d’activité, qui ont d’autres aspirations le week-end, ne seront pas d’une grande aide. En tout cas, pas pour des projets longs and ambitieux.
Votre erreur serait de croire que le cinéma, c’est une petite passion, au même titre que la poterie ou l’atelier de composition florale.
Vous venez de passer des semaines sur votre scénario, des semaines sur le dépouillement et sur la préparation de votre tournage. Vous savez, d’ores et déjà, que le cinéma, c’est long et compliqué.
Ne sabordez pas tout votre travail en embauchant les mauvais candidats. Le cinéma, c’est physique. Pas seulement pour le réalisateur(trice) mais pour l’ensemble de l’équipe. On ne peut pas apprendrecorrectementsontexte and ses dialogues avec trente heures d’études par semaine, vingt heures de travail à temps partiel, etc.
De cette même façon, on ne peut pas être frais et dispo pour tourner dès le samedi à huit heures. Ou, peut-être une fois, pour vous faire plaisir à vous, help, le réalisateur(rice). Mais, vous n’avez pas besoin qu’on vous fasse plaisir, vous avez besoin de personnes qui prennent du plaisir à jouer et à interpréter le personnage que vous avez créé. Des personnes motivées and désireuses de travailler à vos côtés sur votre projet.
En revanche, vos ami(e)s initié(e)s qui poursuivent leurs études dans ce secteur, eux (elles), oui. Ce sera difficile de s’organiser pour trouver des disponibilités qui coïncident, mais ils (elles) seront plus à même de venir vous donner un coup de main sur vos tournages que ceux (celles) qui ont abandonné l’idée de faire du cinéma. Mais ne vous leurrez pas ! Un jour les obligations sociales feront qu’ils (elles) ne seront plus disponibles pour vous.
Si je dois éviter tous mes potes, je fais comment pour trouver des acteurs ?
Eh bien, une fois encore, il va falloir commencer par sortir de chez soi. On peut se rendre au sein des associations locales, dites troupes de théâtre, afin de laisser des tracts, de parler de son projet et de le soumettre à des acteurs, un tant soit peu expérimentés.
On peut aussi utiliser des sites internet un peu plus connus, comme cineaste.org ou encore de feu castinprogress qui a désormais changé de nom et que je n’ai pas eu le plaisir d’utiliser, depuis. En dernier recours, on peut toujours se rapprocher de groupes Facebook, ou bien, encore, tenter d’infiltrer, de se rapprocher de soirées “networking” (réseautage en bon François) afin de débaucher son équipe.
Trouver son équipe est la tâche la moins aisée. La plus compliquée. Si vous faites vos films dans un cadre, ou plutôt, dans un but semi-professionnel uniquement, alors il s’agit là de l’étape la plus compliquée de votre travail.
Pourquoi ?!
Tout simplement parce que votre équipe ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, comme vous et moi, vos acteur(trice)s, technicien(ne)s, ont besoin de remplir leur frigo, ont besoin de pouvoir se payer des vacances, une sortie de temps à autre.
Trouver des individus qui accepteront de tout arrêter et de vous rejoindre dans votre projet, sans être rémunérés ? C’est autant compliqué que de trouver un producteur pour financer votre tout premier film que vous souhaitez, en plus, réaliser. Et, j’emploie le terme compliqué pour ne pas dire impossible.
À titre personnel…
Trouver mon équipe m’a pris sept ans.
D’abord, essentiellement constituée de connaissance and d’amis, les rangs se sont dégrossis au fil des années.
Les plateformes cineaste.org and castingprogress m’ont apporté du bon et du moins bon. Espoir and désillusion. Enterrant certains de mes projets. Une fois, le hasard m’a apporté sur un plateau un bon acteur. Puis, me l’a repris, car figurez-vous : tourner c’est compliqué.
Aujourd’hui, j’ai une bonne équipe. Une très bonne équipe, même. Mais cela m’a pris sept années.
Eh oui…
Du coup, on fait comment ?
Malheureusement, si aucune alternative proposée n’a fonctionné, dans ce cas uniquement, vous composez avec ce que vous avez : si vos amis sont fiables, reposez-vous sur eux. Si ce n’est pas le cas, et que vous avez épuisé tous vos recours…
Mettez votre projet en stand-by. Cherchez sur ces mêmes plateformes internet un tournage que vous pourriez intégrer, faites-vous bien voir, faites-vous des amis, prenez des noms, des contacts, et ensuite : reprenez votre projet.
Ça ne sert à rien de se précipiter et je vous explique pourquoi dans les parties qui suivent.
Oui, oui, oui…
Imaginons, comme moi, que vous ayez posté votre annonce sur internet, que vous receviez deux cents candidatures : c’est une excellente nouvelle. Vous allez pouvoir tourner votre projet, enfin, si vous ne vous trompez pas dans vos candidats…
Comment choisir, et qui ?
Vous avez réussi. Vous avez trouvé une équipe, ou vous avez complété celle que vous aviez déjà. De la même façon, vous avez aussi trouvé vos acteurs.
Comment trier la bonne candidature de la mauvaise ?
Prenez la peine de répondre systématiquement. Si le (la) candidat(e) ne répond pas, balancez la candidature. Cet acteur(trice) est sûrement trop sollicité(e), ou bien, il (elle) a envoyé sa candidature par automatisme. Il est peu probable qu’il (qu’elle) vienne sur votre tournage.
S’il (elle) vous répond, passez en revue son CV. Regardez sa bande démo. S’il (elle) n’a pas trop d’expérience, mettez-le (la) en haut de votre liste. Les acteurs(trices) sans trop d’expérience sont les plus disponibles et acceptent bien plus souvent les conditions de tournage moins professionnelles. Concernant les techniciens, privilégiez les étudiant(e)s or jeunes volontaires aux autoentrepreneurs.
Votre boulot, ici, consiste à identifier au préalable une candidature potentiellement problématique. Il faut être capable de cerner la personne avec qui vous allez travailler avant même de la rencontrer.
Pourquoi ?
Eh bien, si votre équipe est composée d’ami(e)s, de connaissances, d’un cercle légèrement plus étendu de proches qui ne sont pas des professionnels, et de parfaits inconnus plus calés, les relations peuvent s’avérer tendues sur le plateau.
Sonder les gens, les jauger, c’est une qualité et une compétence qui s’apprend et se travaille. Si vous peinez à évaluer un profil, n’hésitez pas à rencontrer le(la) candidat(e) afin d’être fixé une bonne fois pour toutes.
Oublier les bisounours, considérer tout le monde comme hostile.
Au moins, au début. Surtout avec des inconnus. Chacun y voit ses intérêts, notamment quand personne ne connaît personne. Vous évoluez en terrain miné.
Partez du principe que vos candidat(e)s vous montrent uniquement ce qu’ils ont envie que vous voyiez. Poussez le vice à son paroxysme, notamment quand il s’agit d’acteur(trice).
Après tout, vous les employez pour mentir.
C’est une vérité simple de la condition humaine : tout le monde ment.
C’est triste mais c’est ainsi. Je ne compte plus les acteurs qui me ciraient les pompes la veille avant de disparaître le lendemain. Soyez vigilant and méfiant.
Éviter les égos démesurés.
Ça, c’est le type de profil à fuir comme la peste. Un(e) acteur(trice) trop confiant(e) est forcément mauvais(e). Il est hermétique à la critique, à la remarque et à la direction d’acteur. Vous n’en obtiendrez rien. Il (elle) vous rappellera, à vous et à votre équipe, à quel point il (elle) excelle, à quel point il (elle) est bon(ne), se vantera de ses collaborations professionnelles ou de ses réussitespersonnelles.
Ça parait parfaitement anodin. Si vous êtes comme moi, ça vous passera au-dessus.
Mais c’est une ERREUR.
Votre équipe, elle, si elle est composée de novices, le prendra personnellement et se sentira forcément rabaissée, pas à sa place, pas à la hauteur et vous fera faux bond.
Une équipe, c’est un tout.
Vous ne disposez pas de budget. Vous avez peu de moyens. L’humain, les relations humaines, c’est tout ce que vous avez. Ce collectif, c’est tout ce que vous avez. Vous devez laisser de côté ce type d’individus, même si sa bande démo montre qu’il (elle) joue bien, même s’il (elle) est charismatique, même s’il (elle) commence à se faire un nom.
Certaines erreurs se paient cash. Celle-ci est l’une d’entre elles.
Certains technicien(ne)s se comportent de la même façon, vous savez quoi faire.
Être clair(e) et rappeler vos dates de tournage.
Autre point à ne pas négliger. Vos dates de tournage et les durées estimées de tournage. Rappelez-les. Dès le premier échange. Beaucoup lisent les annonces en diagonales.
Sur un malentendu, vous vous retrouvez à valider une date à laquelle votre équipe n’est pas disponible. C’est le drame. Vous rappelez l’acteur(trice)/technicien(ne) en catastrophe, il (elle) n’est pas disponible à la date que vous aviez prévue, vous devez trouver un(e) nouvel (le) acteur(trice)/technicien(ne).
C’est une autre erreur qui se paie cher. Très cher.
Chasser du lapin.
Cette erreur est pas mal non plus.
Elle se rapproche de notre point sur les bisounours. N’allez pas croire que, parce que vos précédents échanges se sont bien passés, votre acteur(trice)/technicien(ne) sera présent(e) le jour de votre tournage.
Parfois, il (elle) prévient d’un empêchement ou d’un autre tournage rémunéré qui a pris la priorité sur votre projet. D’autres fois, absolument pas. Et vous ne saurez rien du pourquoi du comment.
Une astuce pour se sortir de ce type de situation ? Faites une rencontre en amont de votre tournage, prévoyez un petit buffet, ça vous permettra de faire connaissance. Ce n’est pas une technique cent pour cent gagnante, mais si vos acteurs(trices)/technicien(ne) ne se pointent pas, vous serez fixé(e).
Votre état d’esprit, là, maintenant.
Vous voyez, à présent, pour les moins chanceux, pourquoi il n’y a aucune raison de se précipiter pour faire un film.
Diriger son équipe.
Dernier point. Sensible celui-ci. Compliqué. Épineux.
Comment inspirer confiance et autorité sans devenir un tyran ?
Cela requiert de bonnes compétences humaines acquises tout au long de votre vie. Il faut savoir s’exprimer and s’imposer sans avoir pour autant à hausser le ton. Il est important d’être clair. Une fois encore.
Nul besoin de hurler, ou de crier pour que les choses avancent dans le sens que vous souhaitez. Restez à l’écoute. Surtout si vous travaillez avec des personnes plus expérimentées que vous. Et, si ce n’est pas le cas, restez d’autant plus à l’écoute.
Que vous le vouliez ou non, vous êtes le(a) réalisateur(trice). Le titre pompeux accolé à votre nom impressionne, que vous travailliez avec vos ami(e)s ou non. Étonnamment, les gens peineront à s’imposer à vos côtés alors, restez accessible and simple.
Diriger les acteurs(trices).
Si un acteur ne fait pas ce que vous souhaitez, c’est que vous vous êtes mal exprimé(e), que vous n’avez pas donné suffisamment d’indications. Il est peu probable qu’un(e) acteur(trice) qui se déplace, pour vous, décide de son propre chef de faire un truc que vous ne voulez pas… (sauf si c’est un profil que vous avez voulu garder en ignorant mes conseils…)
N’hésitez pas à le (la) reprendre, mais écouter son avis est tout aussi important. Ne soyez pas avare en compliments à la seule condition d’être absolument honnête et de ne pas passer votre journée à lui cirer les pompes.
Cette partie de direction d’équipe et notamment d’acteurs se résume assez simplement en : une main de fer dans un gant de velours.
La tâche la moins aisée de la gestion des ressources humaines.
Être prêt(e).
C’est le seul moyen de diriger son équipe fermement et autrement que dans le mur. Si vous avez tout bien préparé en amont, que votre planning est clair, que votre découpage technique est clair, que les accessoires, costumes and décors sont prêts, alors l’ensemble de votre équipe help suivra, sans ciller, en toute confiance.
Désamorcer des situations.
Vient enfin la partie qu’aucun réalisateur ne veut avoir à gérer.
Admettons pour une raison ou pour une autre que le ton monte sur le plateau. Coupezcourt aux échanges, exigez le silence and faites une pause.
Si un acteur(trice), technicien(ne) passe son temps à dévaluer le travail d’un(e) autre technicien(ne), acteur(trice), reprenez–le(la) immédiatement. S’il (elle) n’en a que faire de vos remarques, virez–le (la).
Si, après six heures de tournage, vous n’avancez plus sur votre tournage, mettez-y un terme. À partir de ce point-là, vous ne ferez rien d’autre que d’ajouter de la fatigue aux organismes.
Ne prenez jamais (orpresque) parti… et gardez à l’esprit que si vous travaillez avec des ami(e)s, des proches et des parfait(e)sinconnu(e)s, chaque partie croira que vous êtes, de toutes les façons, partiales.
Vos ami(e)s penseront que vous tenez avec ces parfait(e)sinconnu(e)s parce que vous avez besoind’eux (elles). Ces inconnu(e)s supposeront que vous tenez avec vos ami(e)s comme vous vous connaissez depuis longtemps.
Les premiers tournages sont pénibles. Tant que la confiance n’est pas établie. Tant que les liens ne sont pas créés. Après, parfois, il est plus facile d’avoir de l‘affinité avec certains individus… mais ce n’est pas toujours le cas.
…
Cet article sur le comment trouver son équipe,comment trouver des acteurs, comment les diriger touche à sa fin.
Ce secteur est seméd’embûches. Réussir est compliqué et relève davantage de la chance que de l’acharnement, de longues heures et des journées de travail, et des sacrifices que vous ferez sur vos week-ends, jours fériés and vacances.
Beaucoupd’articles et de vidéos vous font croire monts et merveilles, beaucoup vous font croire qu’on est tous gentils, bons, bienveillants and bienintentionnés. Ce n’est pas le cas.
Vous vous ferez avoir plus de fois que vous ne l’imaginez.
Vous échouerez plus de fois que vous ne l’espérez.
Et c’est une bonne chose. Il faut seulement se lever plus de fois que l’on a été à terre.
C’est en multipliantlestentatives que vous réussirez éventuellement, un peu comme au Loto. Mais, vous devez être prêt(e) à l’éventualité que tout se casse la gueule et que vous vous retrouviezseul(e) et sans rien.
Si vous n’êtes pas prêt(e) pour cette éventualité, alors patientez un peu avant de vous lancer dans votre projet de film.
Allez, un petit article facile. Les deux derniers étaient costauds. Soufflons un peu, ça vous dit ? Voyons comment on fait pour trouver des lieux mais également ses décors.
Honnêtement ? Tout autour de vous. On peut, et vous pouvez, tourner presque partout à condition d’en demander l’autorisation ou de vous assurer d’obtenir tous les droits nécessaires à votre tournage.
Qu’est-ce que cela veut bien dire ?
En France, certains bâtiments de notre patrimoine sont soumis aux droits d’auteur, ou plutôt au Code de la Propriété Intellectuelle et les filmer, sans l’autorisation adéquate, reviendrait à photocopier La Joconde pour la commercialiser. Autrement dit, de la contrefaçon.
Eh oui…
Ainsi, il vous revient d’identifier les bâtiments que vous êtes susceptibles de filmer et de vous assurer que vous pouvez effectivement tourner devant ces derniers. Cette obligation ne concerne pas uniquement les anciens bâtiments mais également les récents, réalisés par des architectes, qui eux aussi bénéficient de la protection de leur propriétéintellectuelle.
C’est ça, ton article facile ?
J’avoue, avant de me lancer, dans ma tête, ça paraissait simple.
Parce que ce n’est pas fini, certains domaines forestiers, notamment ceux appartenant à l’Office National des Forêts, par exemple, nécessitent une demande d’autorisation formelle, au minimum trois mois avant le début de votre tournage.
Oui, oui, oui…
Oui, vous avez bien lu. Trois mois. Quatre-vingt-dix jours. Vous n’avez pas intérêt à vous planter dans vos dates, donc.
Pour tourner dans Paris, avec du matériel, une équipe et tout le tralala, afin d’être tranquille, il vaut mieux formuler une demande d’autorisation de tournage auprès de la Préfecture de Police de Paris.
Certains diront qu’on est trop protocolaire, mais il n’y aurait rien de pire que de voir son tournageinterrompu pour un défautd’autorisation.
Imaginez : vos acteurs(trices) se sont déplacé(e)s pour rien, le matériel loué peut être saisi, mais surtout vous devrez le louer de nouveau, une journéesupplémentaire, pour finir votre tournage, votre crédibilité difficile à acquérir sera entamée durablement, en bref, votre projet sera tombé à l’eau avant même que vous ayez pu commencer.
Il faut finement jouer, dans ce milieu, beaucoup de choses peuvent mal tourner, sans mauvais jeu de mots, les problèmes évitables ? Évitons-les.
Ainsi que ce soit à Paris ou ailleurs, partez du principe que votre tournage va déranger, va troubler l’ordre public, faites un courrier au maire, expliquez-lui ce que vous souhaitez tourner dans sa ville, la plupart du temps, les autorisations sont accordées sans heurts. Si on vous la refuse ? Cherchez un autre endroit.
Oui. Mais où ?
J’y viens. J’y viens.
Pour les intérieurs, c’est pareil. Que ce soit des amis, de la famille. Prenez des photosavant le tournage. Couchez tout sur papier et prenez une assurance ou bien, montez une cagnotte.
Casser le vieux vase en porcelaine de l’arrière-grand-mère du duc de je-ne-sais-quoi, c’est quelque chose qui se produit en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire.
Un pied de caméra qui abîme le canapé en cuir, c’est une situation que vous devrez gérer. Le plafonnier endommagé par une perche de micro, c’est pareil.
Oh, vous avez fracassé le miroir en installant le trépied, c’est vraiment pas de chance.
Quoi que vous ayez prévu de tourner, imaginez le pire. À chaque fois.
Imaginer le pire et espérer le meilleur, c’est un peu notre mantra dans ce secteur.
Par chance, cela arrive rarement. Mais, si ça doit se produire, vous devez être prêt(e)s. Vous faites un film, vous dirigez une équipe, vous n’avez pas le droit à l’erreur sur cette partie.
“Facile”…
L’ambiance est glaciale, non ? Quoi qu’il en soit, c’est pour votre bien.
OK, maintenant quetu m’as bien refroidi, je les trouve où, moi, mes lieux de tournage ?
Partout. Pour cela, vous avez internet qui vous offre des sites de repérages déjà effectués par des professionnels. Vous pouvez tenter votre chance, sur un malentendu, cela peut passer.
Sinon, il ne vous reste plus qu’à enfiler une bonne paire de chaussures, à vous préparer un sandwich, une bouteille d’eau, à armer votre appareil photo et à battre le macadam à la recherche du lieu parfait.
Il n’y a pas de recette miracle. Quand on ne dispose pas de budget, on cherche soi-même des lieux de tournage. Que ce soit à pied, à vélo ou en voiture ou même sur internet, on se bouge.
C’est l’occasion de faire un peu de sport, autre chose que de se muscler les doigts sur le scénario.
Les lieux sont tout autour de vous, les seules contraintes sont :
De vous assurer que vous pouvez effectivement tourner en ces lieux ;
De vous assurer que ces lieux ne sont pas protégés par des droits d’auteur ;
D’obtenir au préalable toutes les autorisations nécessaires ;
D’être correctement assuré(e)s ou d’avoir suffisamment de ressources, en cas d’incident sur un lieu de tournage.
Facile.
…
M’ouais. Et pour les décors ?
Parce que ce ne sont pas les mêmes choses ?! Pourraient demander quelques étourdis.
La réponse, c’est oui and non. On peut directement tourner sur les lieux que l’on a préalablement repérés.
Mais parfois, ces lieux ne sont pas suffisants, parfois un petit truc ne va pas, il faut changer la peinture, rajouter un pan de mur, rajouter une ouverture, remplacer un meuble ou deux.
C’est là que vous entrez dans la partie décor.
Soit vous laissez votre lieu tel quel et vous vous accommodez de l’installation déjà en place, soit vous usez d’effets spéciaux pour améliorer ce qui ne correspond pas à ce que vous imaginez.
Soit, vous redoublez d’efforts, vous vous armez de courage et de cartons, de traverses en bois, de peinture and papier peint, puis vous clouez, collez, peignez, ajourez, sur vos ajouts en carton bois l’habillement nécessaire pour améliorer votre lieu de tournage.
C’est le moment où vous ajoutez la bibliothèque et les livres, si vous en avez besoin. Celui où vous installez les photos de famille qui donnent du contexte à votre film et de la profondeur à votre personnage. Celui où vous agencez les tapis, rideaux and plantesvertes pour octroyer une âme à votre création.
D’accord, mais si je n’ai pas tout ça ?!
Alors faites, sans. Ce n’est pas grave. En tout cas, ça importe peu pour vos premières créations.
Gardez seulement à l’esprit qu’un lieu, c’est un endroit où on va planter le décor et le décor, c’est ce qui apparaîtra à la caméra puis dans les salles obscures.
Et c’est tout ce qu’il fallait savoir pour trouver son lieu de tournage. La fabrication, à proprement parler, des décors fera l’objet d’un autre article, plus complet. Plus tard.
On commence à rentrer dans le vif du sujet. On se rapproche du tournage. Vous avez fini d’écrire votre film ? Vous le réalisez en plus ? Eh bien, c’est le moment de dépouiller votre scénario, première étape indispensable afin de bien préparer son tournage.
Attention, cet article est long.
12–18 minutes
Le dépouillement, qu’est-ce que c’est ?
C’est, à peu de choses près, le même procédé que lors des élections. Plutôt que d’ouvrir l’urne de vote, d’en sortir les enveloppes et de dénombrer les voix allant à tel ou tel candidat, il suffit d’ouvrir le fichier PDF de votre scénario — ou votre précieux scénario relié — et de commencer à tout relire très attentivement.
Quoi ?
Contrairement aux enveloppes électorales, le scénario est un tout petit peu plus subtil et il faut beaucoup de patience et de concentration pour ne pas rater un accessoire, un décor, un lieu, ou encore un costume, important.
En effet, pendant le dépouillement, votre tâche est de déterminer, à partir du scénario, les accessoires nécessaires, les machines nécessaires, les équipements indispensables, l’éclairage, le maquillage, les effets spéciaux, les techniciens, les acteurs, les figurants, les silhouettes, etc.
Mais pourquoi ?!
Eh bien, tout simplement, parce que ce document s’adresse normalement à tous les chefs (de poste) présents sur les tournages. Tous ces techniciens chargés de construire les décors, ceux chargés de conduire les acteurs, ceux s’occupant des figurants, ceux encore qui doivent les maquiller, ceux qui doivent préparer les effets, le matériel, bref, tout ce petit monde a besoin de savoir quoi planifier et surtout, quand le préparer.
Comme un exemple vaut mille mots, prenons un exemple simple.
Explications
Oh, le magnifique exemple de l’article précédent !
Si je souhaitais dépouiller ce scénario-ci, je commencerais par indiquer le numéro de séquence. En effet, un scénario, c’est long et rempli de séquences, ainsi que son intitulé complet, parce qu’on est jamais trop prudent, c’est-à-dire : 1. JOUR. LOCAL ASSOCIATIF. BUREAU.
Facile, n’est-ce pas ?
Maintenant, il faut identifier le nombre de personnages, de figurants et de silhouettes : un seul (1), PAUL. Zéro (0). Zéro (0).
Pourquoi vais-je autant dans le détail ? Eh bien, tout simplement parce que ceux à qui s’adresse ce document pourraient croire à un oubli. Il vaut mieux en mettre trop que pas assez.
Continuons de dépouiller notre scénario. Passons au costume : Jean délavé, une chemise déchirée, une chaussure.
La coiffure de notre personnage n’est pas détaillée, elle sera laissée à la libre appréciation des HMC, à défaut, du réalisateur, à défaut, de l’acteur/actrice lui-même/elle-même.
Il faut en faire de même avec le maquillage, qui n’est pas spécifié ici non plus. C’est-à-dire que le scénariste n’explicite pas si le personnage de Paul a de larges cernes sous les yeux, ou encore un œil au beurre noir, ou encore une large cicatrice sur le front.
Poursuivons avec les accessoires : Une tour d’ordinateur aux ventilateurs visibles (et bruyants), un écran (scintillant, de préférence), une tasse de thé.
Voilà, on a terminé.
Non, je plaisante.
Passons désormais aux effets spéciaux : ventilateur d’ordinateur bruyant. Écran qui scintille.
Pourquoi placer des effets spéciaux sur ces éléments ?
Question légitime.
On peut tout aussi bien rajouter du son au montage et donc, il faut prévoir d’enregistrer le son de ventilateurs défectueux, ou en surchauffe. Ou bien, il faudra acheter, auprès d’une banque de son, l’effet sonore nécessaire. Dans les deux cas, c’est un ajout à la scène auquel il faut penser au préalable afin de ne pas arriver sur le plateau et de découvrir que l’ordinateur est parfaitement silencieux.
L’écran qui scintille peut aussi être remplacé au montage grâce à un simple effet spécial : incrustation sur fond vert de l’écran. Mais, dans ce cas-ci, il faut penser à afficher un fond vert ou bleu sur l’écran, pendant le tournage.
Dans l’autre cas, celui où l’effet est « pratique » est donc réalisé durant le tournage, il faut un écran défectueux.
Dans les deux cas, cet aspect doit être travaillé, vérifié et préparé assez tôt.
Retour au dépouillement.
Pour cette scène, les lignes : Véhicules, Armes and Animaux resteront vides.
De même que pour les lignes : mise en scène and image, n’ayant pas d’explosions à mettre en œuvre, ni véritablement l’usage d’un steadicam, d’une grue ou d’un quelconque appareillage de grande envergure pour la caméra, pour cette scène.
Cependant, nous remplirons le dépouillement avec une mention pour les Cascades : Paul pousse l’ordinateur qui chute.
Il faut effectivement prévoir la chute de l’ordinateur. Si la prise n’est pas bonne, il faudra un ordinateur de remplacement, notamment. Mais, aussi, et surtout, parce que même si cet acte est parfaitement anodin, en tombant l’ordinateur peut abîmer le matériel de tournage et possiblement blesser l’acteur.
Il serait utile de spécifier à la Production ou à la Régie qu’un thé chaud devrait être préparé afin que l’acteur ne se retrouve pas avec une tasse vide dans les mains.
De même, on pourrait ajouter en divers : logo de l’association, car dans la mesure où le réalisateur privilégierait un tournage avec un écran scintillant, il faudrait que le logo s’affiche sur cet écran pendant le tournage.
Enfin, pour les machinos/électros, à qui l’on spécifierait aussi l’usage d’une grue ou d’un steadicam, s’il y avait eu un besoin spécifique, dans notre cas, il faut indiquer pieds and lumières.
C’est fini, maintenant ?
Pas tout à fait.
Il faut désormais ajouter une petite description de la scène à tourner, car dans un scénario, il se peut que des scènes se déroulent au même endroit et dans les mêmes configurations.
Description : Paul entre dans le local associatif où la machine surchauffe, il s’énerve et pousse la machine.
Temps de tournage : disons deux heures, parce qu’on est lent et qu’il faut mettre en place l’ordinateur qui surchauffe.
Et, ça se présente comment ?
Vous pouvez en faire une liste. Ici, on préfère les tableaux.
Dépouillement du scénario mis en exemple.
Il faut répéter l’opération autant de fois qu’il y a de séquences dans votre scénario.
Oui, vous avez très bien lu.
Comme on est sympa chez CLAP ! Ça Tourne !, on vous fournit notre modèle en deux versions, l’une en PDF modifiable, l’autre au format excel.
Ce document est important, primordial même. Toute l’organisation, ou presque, repose sur ce dernier. Ainsi, si par malheur l’un de vos acteurs tombe malade, s’il se blesse, en un rapide coup d’œil vous pouvez voir ce que vous pouvez tourner à la place. En cas de mauvais temps aussi, vous pouvez visualiser très rapidement quelles séquence en intérieur sont “tournables”, et ainsi de suite.
Désormais, parlons préparation de tournage.
Préparer son tournage
On pourrait croire que le tournage approche, qu’il se matérialise, une fois le dépouillement terminé. Loin, très loin de là.
En théorie, il faut encore établir ce que l’on appelle communément la Feuille de service.
Il s’agit, en fait, d’un autre tableau barbare, où pour chaque département de production, il est indiqué ce qui doit être préparé pour tel jour, à telle heure, avec quels moyens. Mais, comme on est chez CLAP ! Ça Tourne ! qu’on a peu de budget, voire pas du tout, on se contentera du dépouillement pour organiser notre tournage.
La Feuille de Service bénéficiera de son propre article, ajouté en fin de guide.
In the Beginning...
Il y a le découpage technique. Le fameux découpage technique. En quoi consiste ce document ?
En peu de mots, à découper en plans le scénario.
Une nouvelle étape longue, laborieuse, fastidieuse mais également indispensable. Il s’agit du moment où le scénario, l’histoire écrite se transforme en image, au moins dans votre esprit. Il est question de voir ce qui a été écrit, décrit et ce qui sera joué par les acteurs (trices).
Les plans au cinéma
Avant de passer à l’élaboration de ce document, voyons rapidement l’échelle des plans afin de pouvoir préparer correctement le découpage technique.
Valeur du plan
Description et usage
Plan Général
Ce type de plan est très souvent une vue aérienne et permet de situer l’époque, le contexte, la géographie du lieu où se déroule l’histoire. Il place le monde dans lequel évoluent les personnages, typiquement Gotham vue du ciel.
Plan d’Ensemble
Ce type de plan est moins global et nous rapproche légèrement de l’action et des personnages, par exemple le manoir de Bruce Wayne.
Plan Moyen / Plan Large
Il s’agit d’un plan dans lequel le personnage apparaît de la tête aux pieds, dans son environnement. Il est plus rapproché que le plan d’ensemble, mais conserve une certaine distance.
Plan Américain
Le plan par excellence dans les westerns, le personnage figure à mi-cuisse, au niveau du holster, c’est un plan de confrontation mais également un plan passe-partout. Très pratique pour couvrir une scène de dialogues.
Plan Rapproché Taille
Davantage rapproché que l’Américain, ce plan-là cadre le personnage à partir de la taille.
Plan Rapproché Poitrine
Plus proche encore, le personnage apparaît à partir de la poitrine, il s’agit d’un plan plus intimiste, utile pour les scènes de dialogues afin de « casser » le plan américain, mais c’est aussi le plan privilégié lorsque l’on souhaite se focaliser sur les réactions des personnages sans entrer dans le gros plan.
Gros Plan
Là, plus aucun doute, on est proche. Très proche. Le but est de se focaliser uniquement sur la réaction, sur l’émotion, sur l’intime, mais avec une certaine distance, encore.
Très Gros Plan
Cette fois-ci, on est dans le détail. Les lèvres, un œil, une blessure, une cicatrice, etc.
Insert
En général, l’insert sur (nom de l’objet), l’insert concerne les choses. Notre écran scintillant, par exemple. Les ventilateurs… Il se décline aussi bien en Plan Large qu’en Très Gros Plan.
Descriptif des différentes valeurs de plan, des plus utiles, en tout cas.
Comme on aime bien les tableaux, voyons rapidement aussi les différents mouvements possibles.
Les mouvements
Mouvement
Description
Panoramique (haut, bas, gauche, droite)
Ce type de mouvement s’effectue avec une caméra fixe sur son trépied, la caméra tourne à l’aide de la rotule dans la direction souhaitée.
Travelling (avant, arrière, latéral, etc.)
Ce type de mouvement s’effectue sur rail avec ce qu’on appelle un Dolly, ou chariot. La caméra avance physiquement en avant, ou en arrière vers or depuis le sujet filmé ; ou encore, sur le côté, aux côtés du sujet filmé. Le travelling peut aussi se faire sur une tyrolienne, les possibilités sont illimitées.
Zoom (avant, arrière)
Ça, c’est transparent. On évite d’en faire lorsqu’on tourne un film, mais peut-être utilisé pour quelques effets stylistiques.
Steadicam
Le steadicam est un stabilisateur mécanique ou électronique qui permet de stabiliser la caméra et d’obtenir ainsi du mouvement « fluide » et net.
Grue
Ici, la caméra est installée sur un pied, trépied, et est élevée au moyen d’une grue. On peut aisément ajouter un travelling à la grue, ou un panoramique, les possibilités sont multiples.
Aérienne
Au moyen d’un drone, ou d’un ULM, ou encore d’un hélicoptère.
Descriptif des différents mouvements possibles.
Retour au découpage
Maintenant que nous avons (re)vu les plans, on peut aisément préparer le découpage du scénario, séquence après séquence.
Il y a trois écoles, au moins, pour cette tâche.
La première consiste à remplir un tableau où figurent l’ensemble des plans à tourner, séquence après séquence. Pour la deuxième, on ajoute directement dans le scénario, avec une couleur et une police différentes, les différents plans à tourner. La troisième se fait avec un scénario imprimé et des surligneurs, il suffit alors de surligner les descriptions, actions and dialogues à tourner avec une certaine valeur de plans et de répéter l’opération dans autant de couleurs différentes et autant de fois que nécessaire, puis sur une feuille à part, de regrouper l’ensemble des plans. Ça crée un très beau coloriage, mais on peut s’y perdre.
La première méthode, le découpage technique dans un tableau à part.
La deuxième méthode où les plans à tourner sont mis en avant dans une autre couleur.
La troisième méthode aux surligneurs, reprenant les plans à tourner. Complète la première méthode, rarement utile seul.
Reprenons donc notre dépouillement. Survolons rapidement les séquences et regroupons dans un premier temps celles qui se déroulent au même endroit, dans les mêmes décors.
Une fois celles-ci rassemblées, il faut passer à une partie cruciale qui se fera, dans notre cas, à la technique perfectible et fortement faillible dite du « doigt mouillé ».
À partir du scénario, de la longueur des dialogues, de la complexité de la scène, du nombre de plans prévu dans le découpage technique, il faut estimer la durée de tournage afin de déterminer le nombre de séquences pouvant être tournées le même jour.
Dans le monde de la production professionnelle, on estime qu’on tourne rarement plus d’une minute utile par jour.
Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’au cours d’une journée de huit heures de tournage, en général, malgré tout ce qui a pu être tourné, seulement une vraie minute sera montée et exploitée, ensuite. (C’est souvent plus qui est monté et exploité, mais il faut impérativement garder à l’esprit la difficulté d’un tournage et l’impossibilité de tourner autant de scènes, autant de plans, en une seule journée.)
— Par ailleurs, certains ouvrages1 destinés aux étudiants indiquent qu’il est impossible de tourner plus de six plans par jour. Dans notre pratique, c’est possible, au prix de la fatigue et de journées à rallonge. Mais, avec la bonne équipe : c’est possible.
Dans notre monde à nous, on va remplir la journée, tout en gardant à l’esprit qu’il sera presque impossible de tourner dix minutes utiles par jour. Autrement dit, il faut veiller à ne pas prévoir de tourner plus de dix minutes par jour, donc : pas plus de dix pages, par jour, à peu près.
Compliqué, n’est-ce pas ?
Ça commence à être long, là.
L’heure du repos n’est pas encore arrivée…
Mais, on s’en approche. Lentement, doucement.
Une fois qu’on a découpé le film, qu’on a trié nos séquences, qu’on a dépouillé le scénario, il faut, selon la complexité de la production :
Trouver les costumes nécessaires, dans les vieux vêtements, dans des magasins spécialisés, dans des friperies ;
Trouver et/ou fabriquer les accessoires, soit avec beaucoup d’huile de coude, soit en investissant dans lesdits accessoires ;
En quoi consiste cette étape ? C’est limpide, normalement. Sauf que non.
Il y a deux plannings à élaborer.
Le calendrier de tournage
Le premier, qu’on appellera CALENDRIER DE TOURNAGE, regroupe tout simplement les séquences/scènes tournées, grâce au dépouillement effectué auparavant, ainsi qu’au triage et au chronométrage des séquences.
C’est le moment où vous définissez l’ordre de tournage, en fonction de l’effet recherché : JOUR or NUIT ou encore, SOIRÉE or APRÈS-MIDI, parce qu’on ne tourne que très rarement un film dans l’ordre, ou encore en fonction du nombre d’acteurs(trices) requis sinon disponibles, et ainsi de suite.
En bref, pour bien préparer son tournage, il faut d’abord connaître les disponibilités des lieux, des acteurs(trices) ; sinon ne pas craindre d’imposer des dates, estimer (et miser sur) la météo (pour les extérieurs), s’assurer que les costumes sont prêts, comme les accessoires et l’ensemble du matériel. Seulement à ce moment-là, on peut préparer son tournage, pas avant.
Préparer les calendriers permet d’estimer la durée totale du tournage, bien que le dépouillement, le découpage technique et le chronométrage puissent, à eux seuls, déjà, donner un ordre d’idée sur la durée de tournage du projet.
Et, les plans de tournage
Le deuxième planning qui se prévoie, le plus tôt possible, est… devrais-je même dire sont les PLANS DE TOURNAGE. Ils sont plus importants que le calendrier. Ces plans-ci détaillent l’ordre de tournage des plans, des séquences du scénario.
Car, une fois encore, on ne tourne pas les plans dans l’ordre alphabétique mais dans l’ordre le plus pratique.
On ne s’amuse pas à déplacer la caméra, l’éclairage, les acteurs(trices) à chaque plan, surtout sur des séquences longues où l’on peut être amené à reprendre des valeurs de plans déjà tournés.
On regroupe les plans similaires pour les tourner ensemble et sur les productions les plus audacieuses, pour les séquences dans lesquelles les effets sont similaires (JOUR/NUIT, etc.), les lieux sont similaires et où les mêmes acteurs(trices) sont requis(es), on tourne l’ensemble des plans de même valeur, avec les mêmes configurations de plateau, avant de changer de valeur de plan.
Et ce, parce que installer puis déplacer le matériel prend énormément de temps, plus de temps que de tourner.
Si nous reprenons notre exemple, avec notre découpage technique, nous commencerions par tourner les plans C puis F. Nous continuerions avec le plan D. Enfin, comme la production était au courant qu’il nous fallait un ordinateur de remplacement, nous tournerions les plans A and B. Enfin, nous conclurions nos deux heures de tournage avec le plan E.
Facile, non ?
Non…
Bonus :
Vous êtes arrivé(e) jusqu’ici, félicitations ! On vous fournit quelques documents pour planifier votre tournage.
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